Dans son livre « Est-il trop tard pour sauver l’Amérique ? » qui vient d’être publié, Patrick Artus et Marie-Paule Virard montrent bien les excès et les faiblesses dont ont fait preuve les…
24
La Californie est souvent présentée comme étant à l’avant-garde des Etats-Unis (on peut citer par exemple l’article de Frédérick Douzet, La Californie : avant-garde de l’Amérique, Politique Américaine, Choiseul, 2008) à la fois laboratoire d’idées et de nouvelles pratiques. Aujourd’hui, l’Etat le plus peuplé des Etats-Unis est à l’avant-garde de la crise et est menacé de banqueroute.
Ce mardi 19 mai, les électeurs du Golden State étaient amenés à voter sur six propositions (libellés de 1A à 1F) dont le contenu est, aux dires des spécialistes, assez obscur. Leur lecture par un non spécialiste, confirme largement cette idée.
Certaines de ces mesures, si elles étaient approuvées par les électeurs, apporteraient un peu de répit, budgétairement s’entend. Selon un message adressé par le gouverneur Arnold Schwarzenegger, le déficit de l’Etat pourrait être ramené à 15,4 milliards de dollars si les propositions étaient adoptées ou resterait à l’étiage de 21,3 milliards sinon.
Le journal en ligne Huffington Post basé à Chicago a publié les 10 plus importants revenus (incluant salaires, bonus et autres émoluments) des patrons américains des entreprises du S&P 500. Le résultat est édifiant lorsqu’on pense qu’il s’agit des rémunérations pour l’année 2008.
Première remarque, 4 de ces 10 patrons sont CEO d’institutions financières : Goldman Sachs, American Express, Citigroup et JPMorgan Chase.
Ces quatre banques font partie des 19 dont les actifs dépassent les 100 milliards de dollars qui viennent de passer le « stress test » destiné à mesurer leur solidité financière et dont les résultats viennent d’être publiés.