Le très liberal état du Massachusetts a élu Scott Brown à la succession de Ted Kennedy au Sénat des Etats-Unis. Pour mémoire Ted Kennedy avait représenté son état au Sénat…
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En 2006, la magazine The Atlantic a réunit dix éminents historiens pour déteminer la liste des 100 Américains qui, a leurs yeux, ont eu le plus d'infuence sur l'Histoire des Etats-Unis. Un tel exercice, reconnaît le magazine, est un peu dérisoire tant il est subjectif. Mais il existe.
A partir de cette liste, un autre exercice intéressant est de compter le nombre de ceux que vous connaissez.
Je propose la classification ci-dessous :
Moins 20 bonnes réponses : votre connaissance des Etats-Unis est très faible.
Entre 21 et 40 bonnes réponses : vous avez quelques notions, mais aussi beaucoup de lacunes.
Entre 41 et 60 bonnes réponses : vous connaissez assez bien l'histoire des Etats-Unis ;
Entre 60 et 80 bonnes réponses : Assez bien, mais vous pouvez améliorer vos connaissance.
Plus de 80 bonnes réponses : niveau expert, mais rien ne vous empêche de vous documenter sur ceux que vous ne connaissez pas.
Bonne chance
(Pour ce qui me concerne, j'ai réalisé 63)
Liste ci-après.
Barack Obama vérifie donc la dure loi selon laquelle « nul n’est prophète en son pays » car peu de président - sinon aucun - auront changé l’opinion qu’a l’ensemble des pays du monde sur les Etats-Unis.
Ce résultat est le mauvais d’après-guerre : Ronald Reagan était à 49 % et Bill Clinton à 53 %. Mais ce n’est là qu’une mesure éphémère qui peut changer rapidement. Pour preuve, le score de 86 % digne des Pays de l’Est de George W. Bush à la même période de son premier mandat. Mais ce dernier héritait d’une situation très particulière, deux mois après 9/11. Il venait tout juste de déclarer la guerre contre l’axe du ml et bénéficiait d’un soutien massif des Américains, des médias, du Congrès, y compris des démocrates (29 sénateurs d’entre eux dont Hillary Clinton ont voté pour, 21 contre). Emettre une objection à cette initiative était suspect d’antipatriotisme. En décembre 1961, John Kennedy bénéficiait d’un score presque aussi positif alors qu’il n’avait pas fait grand-chose.
Ce chiffre de 47 % amène à se poser plusieurs questions : qu’est-ce qui peut l’expliquer ? Est-ce que ça modifie l’appréciation que l’on peut porter sur le président actuel ? Quelles conséquences à moyen terme, on pourrait dire à mid-term puisque l’on va rentrer bientôt dans la campagne des élections du Sénat de 2010.
La Californie, c’est la Silicon Valley, le poumon technologique des Etats-Unis et c’est Hollywood, le principal moteur du Soft Power des Etats-Unis. Mais l’état de Californie, c’est aussi l’un des plus mal en point des 50 états de l’Union. Face à des déficits abyssaux, Arnold Schwarzenegger a du prendre des mesures draconiennes, en particulier des réductions considérables dans certains secteurs du budget.
L’éducation est sans doute l’un des plus touchés avec des coupes budgétaires de 2,8 milliards de dollars dont plus de 800 millions de dollars pour le système de l’université de Californie (University of California). Huit des dix campus - considérés séparément - figurent dans les 100 premières universités du classement annuel du magazine US News & World Report. L’université de Berkeley, la plus ancienne et la plus prestigieuse, est aussi au tout premier rang du classement de Shanghai et ce dans les 5 disciplines scientifiques analysées. Elle peut aussi se targuer de compter 21 prix Nobel dans son corps professoral.
Les réductions de l’aide de l’Etat ont obligé l’administration d’augmenter les frais de scolarité de 32 % pour l’année universitaire prochaine dépassant la barre symbolique de 10 000 dollars. C’est la huitième augmentation depuis 2002. En dix ans, alors que l’aide financière de l’Etat a été divisée par deux, passant de 14 000 à 7 000 dollars par étudiants, les frais de scolarité ont, eux, été multipliés par 3.
Le nombre d’Américains d’origine asiatique inscrits en Freshman year (la première année) (1) à UC Berkeley (la plus prestigieuse des 10 universités qui font partie du système de l’université de Californie) a atteint dans l’année 2006/07 la proportion de 46 % portant la proportion globale sur les quatre années à 41 %. Mais globalement, les étudiants asiatiques ne font traditionnellement pas partis de ceux bénéficiant de la politique d’Affirmative Action. Il s’agit plutôt des Hispaniques et des Noirs ou encore des étudiants appartenant à des catégories sociales modestes.
Même depuis 1996, date à laquelle la politique de l’Affirmation Action a été bannie en Californie, les dix campus de l’université de Californie dont la prestigieuse Berkeley ont continué à faire en sorte de favoriser l’inscription d’étudiants appartenant à des minorités notamment les Noirs et les Hispaniques. Ces derniers représentent seulement 15 % des étudiants en première année alors qu’ils représentent 40 % de la population californienne.
Mais globalement, la composition des promotions pourrait être amenée à changer dans les années qui viennent et cela pour deux raisons. D’abord parce que les frais de scolarité ont été multipliés par trois sur la dernière décennie et ils devraient franchir pour la première fois la barre des 10 000 dollars à la rentrée prochaine. La raison est la forte diminution de l’aide de l’Etat de Californie qui est dans une période de déficit comme elle en a rarement connu. Pour pallier ce manque à gagner, l’administration de l’université pourrait favoriser l’entrée des étudiants non résidents de Californie qui paieront un prix plus comparable à celui d’une université privée. Dans les plans, la proportion d’étudiants non californiens pourraient passer de 12 à 23 %.
