Retour sur une querelle (inutile mais qui fait parler et monopolise l’attention) dont Donald Trump a le secret.
Dimanche 12 avril 2026, soir
La confrontation éclate quand Trump attaque violemment le pape Léon XIV sur Truth Social, l’accusant d’être “weak on crime” et “terrible for foreign policy.” Il lui reproche de “catering to the radical left” et lui conseille de “focus on being a Great Pope, not a Politician.” Trump va jusqu’à s’attribuer le mérite de l’élection du pape : “If I wasn’t in the White House, Leo wouldn’t be in the Vatican.” Peu après, il publie une image générée par IA le représentant en figure christique — vêtu de robes blanches et rouges, guérissant un malade allongé.

Dimanche soir — réactions immédiates
La condamnation est immédiate et transpartisane. L’archevêque Coakley (président de la Conférence des évêques catholiques américains) déclare : “Pope Leo is not his rival; nor is the Pope a politician. He is the Vicar of Christ who speaks from the truth of the Gospel.” Des voix conservatrices s’élèvent également : Riley Gaines poste “Does he actually think this? God shall not be mocked.” L’évangéliste David Brody écrit : “This goes too far. It crosses the line.”
Lundi 13 avril, matin — réponse du pape
En route pour l’Algérie pour une tournée africaine, Léon XIV répond aux journalistes avec une sérénité piquante : “I have no fear, neither of the Trump administration, nor of speaking out loudly about the message of the Gospel.” Sur Truth Social, il ironise : “It’s ironic — the name of the site itself. Say no more.”
Lundi 13 avril, vers midi — Trump recule (partiellement)
L’image christique disparaît de son compte. Devant l’Oval Office, Trump explique : “I thought it was me as a doctor”, ajoutant “I do make people better.” En revanche, il refuse toute excuse pour ses attaques contre le pape : “I’m just responding to Pope Leo. There’s nothing to apologize for. He’s wrong.”
Lundi après-midi — réactions internationales
La Première ministre italienne Giorgia Meloni, pourtant alliée de Trump, juge ses propos “unacceptable” envers le Saint-Père. JD Vance, en bon catholique, déclare sur Fox News que le Vatican devrait “stick to matters of morality” et laisser Trump “stick to dictating American public policy.”
Ce recul inhabituel de Donald Trump qui a oté cette image de lui en figure christique ne s’est évidemment pas accompagné d’excuses. Donald Trump ne s’excuse jamais. S’est-il imaginé au chevet des anciens présidents dans la mesure où lui manquerait les qualités essentielles de ses prédécesseurs ?
L’empathie de FDR

Le sang-froid d’Eisenhower

Le charisme de Kennedy

La persuasion de Johnson

Et aussi
La capacité de décision de Truman
La stratégie de Nixon
L’honnêteté de Ford
L’humilité de Carter
L’optimisme de Reagan
Le pragmatisme de George H.W. Bush
L’adaptabilité de Clinton
La détermination de Bush
L’éloquence d’Obama
La résilience de Biden