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Tag: crise

Le tarissement de l’immigration mexicaine

L’immigration hispanique et plus spécialement mexicaine, est une des plus importantes données sociale et économique de l’histoire  des États-Unis depuis les années 70.  Pour certains, l’immigration mexicaine constitue une chance, pour d’autres un danger. Pour mieux contrôler les 3000 km de frontière qui séparent les deux pays, George W. Bush s’est lancé dans un projet …

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Quite frankly, I am exhausted !

Dans une réunion de type Town Hall, Barack Obama a été soumis au feu des questions dont celle de Velma Hart, une femme qui avait pourtant voté pour lui, mais qui est « fatiguée » de le soutenir car elle ne voit pas la fin du tunnel et n’arrive plus à s’en sortir. “I'm one of your middle class Americans. And quite frankly, I'm exhausted. Exhausted of defending you, defending your administration, defending the mantle of change that I voted for. My husband and I have joked for years that we thought we were well beyond the hot dogs and beans era of our lives, but, quite frankly, it's starting to knock on our door and ring true that that might be where we're headed again, and, quite frankly, Mr. President, I need you to answer this honestly. Is this my new reality?”. Face cette critique sévère, Barack Obama garde son calme et son sourire. Un exemple dont d’autres présidents pourraient prendre de la graîne. Comme pour cette femme, l’économie et l’emploi sont les deux problèmes majeurs avec respectivement 33 et 28 %, loin devant les autres questions actuelles (Source : Gallup). En troisième position, c’est l’insatisfaction vis-à-vis du gouvernement avec 11% et le déficit du budget (7%). L’économie et l’emploi viennent en troisième position des problèmes depuis avril 2008, époque à laquelle c’était la guerre d’Irak qui constituait la préoccupation la plus importante. La critique adressée à Obama [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=sHv1ENYAulY&feature=related]

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La Californie à la croisée des chemins

Article écrit fin avril 2010 Tous les États des États-Unis connaissent depuis quelques mois de grandes difficultés, notamment en raison de l'effondrement des recettes fiscales. Selon le Center on Budget and Policy Priorities (CBPP), un think tank qui se présente comme non partisan, la moyenne nationale des déficits budgétaires des Etats prévus pour l'année 2010 s'établit à 28 %, résultat de cinq trimestres consécutifs de diminution d'impôts. Evidemment certains états sont plus touchés que d'autres et trois d'entre eux affichent un déficit budgétaire supérieur à 50 % : le Nevada (50,3%), l'Arizona (52,2%) et la Californie (56,2%). Il est à remarquer d'ailleurs que ces trois États sont tous situés à l'extrême Ouest du pays et ont des frontières communes. Mais il ne s'agit là que d'un hasard de la géographie et les raisons de leurs difficultés sont spécifiques. Le Nevada par exemple est frappé du syndrome espagnol de l'effondrement de l'immobilier dont les prix ont baissé de 50 % depuis 2006. Le pari de porter l'industrie du jeu à un niveau de gigantisme jamais atteint va donc devoir être sérieusement revu à la baisse. Quant aux mesures de rigueur proposées par le gouverneur républicain Jim Gibbons, elles n'ont rien à envier à celles décidées par le gouvernement grec. Au passage, la situation des collectivités locales - municipalités ou comtés - n'est pas meilleure. La ville de Harrisburg est en quasi cessation de paiement. La capitale de l'Etat de Pennsylvanie affiche une dette de 600 millions de dollars et envisage de se placer sous la protection du chapitre 9 de la loi sur les faillites réservées aux municipalités. Cette facilité lui permettrait de se protéger et de renégocier ses dettes. Une telle situation est extrême mais pas si rare. De 1970 à 2009, une cinquantaine de collectivités ont du recourir à une telle procédure dont deux assez médiatisées en Californie : le comté d'Orange dans le sud de Los Angeles en 1994 et la ville de Vallejo en mai 2008. Située au Nord de San Francisco et forte de 117 000 habitants, cette dernière est la ville la plus importante de Californie à avoir pris une telle initiative. Elle allait se retrouver au début de son exercice fiscal avec un déficit de 16 millions de dollars, sans aucune réserve et se trouvait dans l'incapacité de payer les retraites de ses fonctionnaires.

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Berkeley, le laboratoire de la diversité remis en question ?

Le nombre d’Américains d’origine asiatique inscrits en Freshman year (la première année) (1) à UC Berkeley (la plus prestigieuse des 10 universités qui font partie du système de l’université de Californie) a atteint dans l’année 2006/07 la proportion de 46 % portant la proportion globale sur les quatre années à 41 %. Mais globalement, les étudiants asiatiques ne font traditionnellement pas partis de ceux bénéficiant de la politique d’Affirmative Action. Il s’agit plutôt des Hispaniques et des Noirs ou encore des étudiants appartenant à des catégories sociales modestes. Même depuis 1996, date à laquelle la politique de l’Affirmation Action a été bannie en Californie, les dix campus de l’université de Californie dont la prestigieuse Berkeley ont continué à faire en sorte de favoriser l’inscription d’étudiants appartenant à des minorités notamment les Noirs et les Hispaniques. Ces derniers représentent seulement 15 % des étudiants en première année alors qu’ils représentent 40 % de la population californienne. Mais globalement, la composition des promotions pourrait être amenée à changer dans les années qui viennent et cela pour deux raisons. D’abord parce que les frais de scolarité ont été multipliés par trois sur la dernière décennie et ils devraient franchir pour la première fois la barre des 10 000 dollars à la rentrée prochaine. La raison est la forte diminution de l’aide de l’Etat de Californie qui est dans une période de déficit comme elle en a rarement connu. Pour  pallier ce manque à gagner, l’administration de l’université pourrait favoriser l’entrée des étudiants non résidents de Californie qui paieront un prix plus comparable à celui d’une université privée. Dans les plans, la proportion d’étudiants non californiens pourraient passer de 12 à 23 %.

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L’Université de Californie bousculée par la crise

L’University of California est sans doute l’un des plus importants systèmes universitaires publics des Etats-Unis avec plus de 225  000 étudiants sur 10 campus et l’une des plus grandes réussites. A une tendance de fond selon laquelle les dépenses publiques ont été réduites de 40% sur les 20 dernières années, s’est ajoutée la crise que traverse l’Etat de Californie. Lors du référendum sur les 6 propositions soumises par Arnold Schwarzenegger (La Californie ingouvernable (1ère partie)), les citoyens ont opposé leur refus et ont ainsi mis à mal le plan de sauvegarde du gouverneur républicain. De telle sorte que l’Etat va devoir faire face à un déficit inédit pour lequel il est vraisemblable de que le gouvernement fédéral devra apporter une aide - le mot consacré actuellement est celui de bail-out – car il est évident que l’état le plus peuplé qui serait la 8e puissance économique mondiale s’il était indépendant ne peut déposer le bilan. 14 juin6

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La Californie ingouvernable (1ère partie)

19 mai4La Californie est souvent présentée comme étant à l’avant-garde des Etats-Unis (on peut citer par exemple l’article de Frédérick Douzet, La Californie : avant-garde de l’Amérique, Politique Américaine, Choiseul, 2008) à la fois laboratoire d’idées et de nouvelles pratiques. Aujourd’hui, l’Etat le plus peuplé des Etats-Unis est à l’avant-garde de la crise et est menacé de banqueroute. Ce mardi 19 mai, les électeurs du Golden State étaient amenés à voter sur six propositions (libellés de 1A à 1F) dont le contenu est, aux dires des spécialistes, assez obscur. Leur lecture par un non spécialiste, confirme largement cette idée. Certaines de ces mesures, si elles étaient approuvées par les électeurs, apporteraient un peu de répit, budgétairement s’entend. Selon un message adressé par le gouverneur Arnold Schwarzenegger, le déficit de l’Etat pourrait être ramené à 15,4 milliards de dollars si les propositions étaient adoptées ou resterait à l’étiage de 21,3 milliards sinon.

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Le Krach parfait ne l’est pas tant que ça !

5-mai2A la différence du crime parfait pour lequel on ne connaîtra jamais le coupable, Le Krach Parfait d’Ignacio Ramonet tente de décortiquer les mécanismes et les hommes responsables de crise dans laquelle nous sommes plongés depuis septembre 2008, mais dont les premiers signes sérieux s’étaient manifestés un an plus tôt. Ce n’est pas la première crise que nous vivons et la liste est longue depuis le krach boursier de 1987, mais c’est de loin la plus importante par son ampleur et sa force. Pour utiliser le vocabulaire médical à la mode, c’est une pandémie puisqu’elle s’est étendue au monde entier. Le responsable : la financiarisation de l’économie. Le détonateur : la bulle immobilière alimentée par des prêts hypothécaires d’un nouveau type : les subprimes. Pour faire simple, des prêts usuraires à taux variable à des gens dont on sait qu’ils ne pourront vraisemblablement rembourser et dont la caution s’appuie sur la valeur de la maison qui a fait l’objet du prêt. C’est un véritable miroir aux alouettes pour les emprunteurs qui n’ont  pas besoin d’apport personnel, dont on ne vérifie pas vraiment les revenus, ni le patrimoine, ni les prêts qu’ils ont déjà contractés.

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