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PRESIDENTIELLES 2024>S-47 Donald Trump dictateur d’un jour  

PRESIDENTIELLES 2024>S-48 Dans l’attente de l’Iowa et du New Hamsphire
PRESIDENTIELLES 2024>S-49 L’impact du Proche-Orient joue en défaveur de Joe Biden
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PRÉSIDENTIELLES 2024>S-51 Donald Trump en tête et à la barre
PRESIDENTIELLES 2024>S-52 Des élections à haut risque

Donald Trump n’a jamais cessé d’attaquer tous ceux qui osent s’élever contre lui, en les insultant, en les humiliant en les injuriant et en se moquant d’eux. Pour l’heure, il ne s’agit que de messages sur son réseau social mais que sera-ce demain lorsqu’il aura tout l’appareil d’État à sa botte ?

Liz Cheney, qui a voté 90 % des textes soutenus par Trump, voté pour lui en 2016 et 2020 mais qui a ensuite pris la co-présidence de la Commission du 6 janvier pour enquêter sur la tentative de coup d’état est devenue “Crazy Liz Cheney”. Joe Biden, président des Etats-Unis, ex “Sleeply Joe” est devenu “Crooked Joe and the destroyer of the American Democracy”.

Afin de maintenir sa base en haleine et qui en veut toujours plus, Donald Trump doit sans cesse aller vers l’excès et l’innommable. Imagine-t-on Emmanuel Macron qualifier Marine Le Pen de Baby Mussolini ou Jean-Luc Mélenchon de Jean-Lénine Ronchon ?

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Dans son discours de Cedar Rapids dans l’Iowa, l’ancien président a attaqué frontalement Joe Biden en le qualifiant de danger pour la démocratie américaine. Ce qui ne manque pas de sel pour quelqu’un qui a été confronté à deux initiatives d’impeachment, est face à quatre procès et 91 chefs d’inculpation et a clairement tenté d’inverser le résultat des élections de 2020 qu’il qualifie toujours, trois ans après, de frauduleuses.

« In 2016, you voted to stand up to those liars, losers, crooks and creeps and you lected an outsider as your president and it was about America first (…) that’s why it was one the great presidency, they say. Forfour straight years, they try to overthrow the duly elected president (…) then they rigged and sold the election of 2020. And since Crooked Joe Biden got in, he(s been weaponizing governement against his political opponent like a thrid world communist tyrant (…) But Crooked Joe Biden’s banana Republic ends on November 5th, 2024. Biden and his radical left allies like to pose as defenders of democracy (…) Joe Biden is the destroyer of American democracy (…) they’re the wreckers of the American dream. The American dream is dead with them in the office”.

Boycottant à nouveau le débat des primaires républicains du 6 décembre, Donald Trump participait à un Town Hall organisé par la chaîne « amie » Fox News. Il a donné lieu à l’échange suivant :

– Sean Hannity : “Do you in any way have any plans whatsoever, if re-elected president, to abuse power? To break the law? To use the government to go after people?”

– Donald Trump : “You mean like they’re using right now?”

Insatisfait de cette réponse, le présentateur revenait à la charge :

– Sean Hannity : “You are promising America tonight, you would never abuse this power as retribution against anybody?”

– Donald Trump : “Except for Day 1 (…) “This guy, ‘You’re not going to be a dictator, are you?’”. “I said, ‘No, no, no – other than Day 1.’ We’re closing the border. And we’re drilling, drilling, drilling. After that, I’m not a dictator.”

Et c’est ce candidat-là que six autres candidats républicains sur huit, présents sur la scène du premier débat, ont déclaré soutenir s’il gagnait les primaires (Premier débat républicain : Trumpless ProTrump debate). Par grandeur d’âme ? Par peur ? Par couardise ? Par crainte de ne pas heurter sa base ?

Vous avez tous signé un engagement de soutenir le candidat qui gagnera les primaires républicaines. Si l’ex-président est condamné par un tribunal, le soutiendrez-vous toujours comme le choix de votre parti ? Levez-la main

Cette semaine, il y a eu le 4e débat des Primaires républicaines. Il n’y a pas d’enjeu puisque Donald Trump survole les primaires et qu’aucun des autres candidats ne semble avoir une chance de l’emporter. Cela se vérifie dans l’audience qui diminue à chaque épisode : 12,8 millions de téléspectateurs, 9,5, 7,5 et 4,1 pour le dernier. Le plus surprenant est qu’aucun d’eux, depuis le début de la campagne, aucun des candidats – sauf Chris Christie – n’ose attaquer leur principal concurrent, Donald Trump. L’ancien gouverneur du New Jersey sait qu’il n’a aucune chance mais il est en mission contre Donald Trump dont il est devenu l’un des plus vocal opposant. Dans ce 4e débat, Vivek Ramaswamy a accentué son côté insupportable et semble désormais faire partie du club des complotistes. Par exemple, Le 11 septembre 2001 est un « inside job » et le changement climatique « is a hoax ». Ce caractère agressif a pu le faire connaître au début. Aujourd’hui, il ne créé que lassitude, voire un certain dégoût.

David Burgum jette l’éponge

David Burgum a annoncé qu’il retirait sa candidature. Une décision sage si l’on regarde les résultats des sondages qui ne lui donnaient que l’épaisseur du trait. Il était parmi les six du premier débat qui soutiendrait Donald Trump même s’il était condamné par la Justice. Sa présence n’avait pas vraiment marqué les primaires, son absence ne les marquera pas beaucoup plus. Il blame les médias pour ses faibles scores : “Our decision to run for president came from a place of caring deeply about every American and a mission to re-establish trust in America’s leadership and our institutions of democracy,” a-t-il déclaré dans un communiqué annonçant le retrait de sa candidature. “While this primary process has shaken my trust in many media organizations and political party institutions, it has only strengthened my trust in America.” Et d’ajouter dans une phrase pour le moins surprenante : “Our nation doesn’t need to be perfect to be exceptional ».

Doug Burgum est venu des affaires pour se propulser dans la politique. Il a été Pdg d’un éditeur de logiciel qu’il a revendu à Microsoft en 2001 pour 1,1 milliard de dollars avant de venu le responsable de la division Business Solution de la firme de Seattle. Il s’est ensuite présenté au poste de gouverneur du Dakota du Nord (dont il est originaire) en 2016 et a été réélu en 2020. Il avait axé sa campagne sur trois sujets : l’économie, l’énergie et la sécurité. Dans cette marche vers la consolidation des candidatures, la pression est désormais sur Asa Hutchinson qui ne vérifie pas les critères imposés par la commission du RNC pour participer au débat de cette semaine.

Joe Biden sur sa candidature

Intervenant dans une réunion de campagne à Boston pour lever des fonds, Joe Biden s’est un peu lâché en déclarant : “If Trump wasn’t running, I’m not sure I’d be running (…) But we cannot let him win.” Interrogé pour savoir s’il maintiendrait sa candidature si Donald Trump n’était pas candidat : “I expect so, but look, he is running and I have to run.” Et s’il retirerait sa candidature si le candidat républicain retirait la sienne : “No, not now.”

Qui va gagner ?

Reste toujours la question à 1000 dollars : « qui va gagner les élections du 5 novembre 2024 ». Donald Trump a déjà la réponse : C’est lui s’il gagne et c’est lui s’il perd. Le candidat républicain s’est illustré en attaquant la fiabilité des systèmes de vote électroniques Dominion Voting Systems et Smartmatic. Aujourd’hui, il remet en cause le système ERIC[i] (Electronic Registration Information Center) destiné à détecter les fraudes électorales. Expliquant que c’est un “terrible Voter Registration System that ‘pumps the rolls’ for Democrats and does nothing to clean them up”, il essaie de le rendre illégal. Une initiative parmi d’autres qui lui permettra de remettre en cause les résultats des prochaines élections.

Mais peut-être n’aura-t-il pas besoin de renverser les élections puisqu’il sera de retour à la Maison Blanche avant 2024. Dans une interview pour la présentation de son livre, John Karl explique comment Donald Trump pensait qu’il pourrait retourner dans le Bureau ovale avant.

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[i] ERIC est un logicielle qui permet aux États de comparer leurs listes électorales à celles d’autres États. Géré par une équipe de trois personnes, ERIC fournit aux fonctionnaires électoraux des rapports sur les inexactitudes potentielles dans les listes électorales et identifie les personnes qui sont inscrites pour voter dans plus d’un État, ou qui se sont inscrites de manière inexacte plusieurs fois dans un seul État, à partir de données recueillies à partir des registres de l’État tels que les enregistrements de changement d’adresse, les données DMV (Department of Momtor Vehicles),  et les actes de décès de l’Administration de la sécurité sociale.

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