Les Etats-Unis sont le pays de la tech par excellence et la Silicon Valley en est l’eldorado. Où plutôt en était car le vent a bien tourné ces derniers mois, avec une vitesse impressionnante. Au début des années 2000, on avait coutume de dire qu’une année sur Internet équivalait à sept ans dans la vraie vie. On pourrait dire aujourd’hui, qu’une années en IA équivaut à 70 ans tant les choses s’accélèrent.
Qui aurait prédit il y a un an, que l’IA et les data centers se seraient invités comme un sujet majeur de la campagne avec en plus un assez large accord entre démocrates et républicains ?(Newsletter du 30 août 2026) ?
Qui aurait prédit que Bernie Sanders et Steve Bannon seraient intervenus dans une conférence de presse commune pour demander une réglementation sur l’intelligence artificielle et un ralentissement dans son développement ?
A laquestion de savoir si l’IA aura un impact négatif sur l’emploi dans leur pays dans les 20 années à venir (quelle idée de poser un telle temporalité ?), les Américains sont 71 % à penser que l’IA réduire le nombre, et se situe à la troisième place parmi les pays les plus pessimistes derrière l’Australie et la Corée du Sud.
Près d’un Américain sur deux (46 %) pense que l’IA augmentera l’écart entre les riches et les pauvres, toujours derrière la Corée du Sud et l’Australie. Sur ce point, les démocrates sont beaucoup plus pessimistes que les républicains (66 % contre 35 %).


Quant au secteur de la tech, son image n’a fait que chuter depuis le début des années 2000, en passant de près de 70 % à 48 % aujourd’hui (avec une perte de 10 points depuis 2025). Toutefois, il n’est pas le seul dans cette d’estime, L’agriculture, l’industrie pétrolière, et le secteur du gaz et de l’électricité ont connu le même sort. Aujourd’hui, l’industrie informatique, qui constitue pourtant le fleuron de l’économie américaine, n’est qu’en troisième position en terme d’image derrière d’agriculture et la restauration. A noter que le secteur public (l’administration fédérale) est en dernière position avec seulement 19 % d’opinions très et assez positive. Il est vrai que répéter que le gouvernement n’est pas la solution aux problèmes mais le problème n’est pas fait pour favoriser une bonne appréciation.

