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Donald Trump : coupable mais est-il condamnable ?

L’étau se resserre mais va-t-il se refermer ? Chaque semaine apporte son lot d’informations plus « breaking news » les unes que les autres. Une semaine, on apprend que le contenu des communications de Donald Trump, qui doivent être légalement transmises aux archives nationales, ont un trou de plus de 6 heures pendant la durée de l’assaut du Capitole. Une autre, on apprend que le 5 novembre, avant même que les résultats des élections sont annoncées officiellement, le fils du président, Don Jr, a envoyé un texto au chef de cabinet Mark Meadows lui listant tous les éléments pour informer le résultat des élections. Et puis, rien.

La commission du 6 janvier, qui enquête depuis des mois et a auditionné des centaines de témoins, est arrivée à la conclusion que Donald Trump et certains de ses conseillers ont enfreint la loi. Mais elle n’a pas encore pris la décision de transférer le dossier des références pénales au ministère de la Justice. Lors de son interview à l’émission State of the Union, Liz Cheney, Vice-Président de la commission a été on ne peut plus claire : « We have not made a decision on referrals on the committee (…) It is absolutely clear that Trump and people around him knew that their efforts to help him retain power were illegal. “What we have seen is a massive and well organized and well-planned effort that used multiple tools to try to overturn the election ».

Dans un podcast du site The Bulwark du 7 avril (Where Putin Might Use Nukes), Tom Nichols, spécialiste en relations internationales et professeur à l’U.S. Naval War College, fait le parallèle entre le Watergate et la tentative de coup d’état du 6 janvier. Il s’étonne que nombre de collaborateurs de Richard Nixon ont fini en prison pour avoir posé des micros dans les bureaux du parti démocrate. C’est sans aucun doute répréhensible et illégal. Mais qu’est-ce en comparaison d’une tentative de coup d’état ? Et jusqu’ici, aucun membre de l’entourage de Donald Trump n’a été inquiété. Pis, ils refusent même de venir témoigner malgré l’injection de la commission.

Les recommandations de charges criminelles au ministère de la Justice sont symboliques mais ne pas le faire s’explique par la volonté du Congrès de ne pas politiser l’affaire et de ne pas exercer une quelconque pression. Par crainte que les républicains avancent l’argument que les démocrates utilisent cette enquête à des fins politiques pour nuire au prochain candidat – dont Donald Trump – aux élections présidentielles de 2022. Mais ce n’est pas une bonne nouvelle pour la démocratie et la justice américaine dont la main semble trembler.

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