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Barack Obama tire sa révérence avec grâce

La comparaison est amère : Barack Obama s’en va dans l’enthousiasme, Donald Trump arrive par la colère sans générer d’enthousiasme, plutôt de la crainte et de l’inquiétude. Certains orateurs tirent la foule vers le haut, d’autres la poussent vers le bas.

« Four more years » crie la foule en liesse, « I can’t do that » lui répond Barack Obama. Bien sûr mais c’est quand même plus enthousiasmant que d’entendre « Lock her up ».

« Make America Great Again », tel est le slogan répété à l’envi par Donald Trump mais que Barack Obama s’est attaché à réaliser. Y est-il arrivé est une autre question mais qui finalement n’a pas grand sens car que veut dire « Great ». C’est juste la reprise du slogan « America is Back » de Ronald Reagan pour récupérer la passion que suscite encore aujourd’hui ce dernier.

Une chose est sûre est que les Etats-Unis sont dans une meilleure position aujourd’hui qu’il y a huit ans. Et les défis posés à l’époque étaient énormes. Il suffit de se rappeler de la situation dont héritait le 44e président des Etats-Unis (Yes he can !) :

–          Deux guerres en Irak et en Afghanistan ;
–          Un conflit israélo-palestinien soudainement réactivé ;
–          Une des plus grandes crises financières, économiques et sociales depuis un siècle ;
–          Une image de l’Amérique dans le monde au plus bas ;
–          Une puissance des Etats-Unis déclinante, en raison notamment de la montée de la Chine ;
–          Une menace environnementale qui se précise et qui ne fait plus de doutes dans la communauté scientifique ;
–          Un monde instable et à la recherche d’un nouvel équilibre ;
–          La prolifération nucléaire dans des pays à risque comme l’Iran ou la Corée du Nord.

Peu de prédécesseurs de Barack Obama ont été confrontés à de telles difficultés. On pourrait citer Abraham Lincoln et Franklin Roosevelt qui, tous deux, ont permis aux Etats-Unis d’échapper à la sécession pour le premier et à la plus grande crise économique de l’histoire pour le second.

Yes we can affirmait-il il y a huit ans, Yes we did ajoute-t-il aujourd’hui. Les Américains pensent-ils que des progrès ont été accomplis depuis 8 ans. Pas vraiment si l’on croit le dernier sondage Gallup qui montre une société plus divisée que jamais.

Did the U.S. Gain or Lose Ground Under President Barack Obama?

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Parmi les échecs ou les difficultés non surmontées, Barack Obama a mentionné l’inégalité et le racisme qui sont tous deux, des défis à la démocratie.

11-obama-discours-dadieu2Barack Obama n’est pas professeur de droit pour rien. Il a proposé dans ce discours un petit cours sur la démocratie rappelant que celle-ci ne devait pas être considérée comme acquise mais qu’elle est un combat permanent et dépend de la participation de tous. La démocratie repose sur des principes, la démocratie n’est pas l’uniformité, la démocratie, c’est l’état de droit (The Rules of law), les droits civiques, une presse indépendante…).

Barack Obama a souvent été qualifié d’intellectuel à sang froid. Ce n’est pas cet Obama-là qui, à la fin de son discours, a sorti son mouchoir en vantant les mérites de son épouse Michele, « sa meilleure amie ».  Il n’a pas cité une seule fois le nom de son successeur, n’était-ce pas lui faire trop d’honneur ? En huit ans, Barack Obama a gardé sa popularité à un niveau proche de ce qu’elle était quand il est arrivé à la Maison Blanche (56%). Mais le premier président Noir aura pris beaucoup de cheveux blancs en huit d’ans d’exercice du pouvoir.

Evolution de la popularité de Barack Obama

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