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Déclaration d’émancipation de l’Europe

Le 4 juillet dernier avait un parfum tout particulier : les États-Unis fêtaient leurs 250 ans d’existence.

La Déclaration d’indépendance des États-Unis, adoptée le 4 juillet 1776 par le Deuxième Congrès continental et rédigée principalement par Thomas Jefferson, est l’un des textes fondateurs de la pensée politique moderne. Bien plus qu’une proclamation de rupture avec la Couronne britannique, elle énonce des principes universels : tous les hommes naissent égaux en droits, ils possèdent des droits naturels – parmi lesquels la vie, la liberté et la recherche du bonheur – et les gouvernements ne tirent leur légitimité que du consentement des gouvernés. Lorsqu’un pouvoir devient tyrannique et menace ces droits, le peuple est en droit de le réformer ou de le renverser.

Jefferson construit son argumentation en trois temps : l’affirmation de ces principes universels, l’énumération méthodique des griefs contre le roi George III, puis la proclamation solennelle de l’indépendance des treize colonies. Par son souffle, son éloquence et son ambition philosophique, la Déclaration dépasse largement le contexte américain de 1776. Elle est devenue un manifeste de l’émancipation des peuples et une source d’inspiration pour de nombreux mouvements d’indépendance et de défense des libertés à travers le monde.

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À la lumière d’une politique, ébauchée depuis plusieurs présidences, développée par le 45e président des États-Unis et renforcée par le 47e, les pays de l’Union européenne pourraient rédiger leur propre déclaration non d’indépendance, mais d’émancipation de leu grand frère américain. Car un grand frère ne vous vaut pas toujours que du bien. Il est grand temps que l’Europe se réveille.

En s’inspirant de la déclaration rédigée par Thomas Jefferson, voici ce que pourrait être cette déclaration d’émancipation (rédigé avec l’aide de l’IA) :

Lorsque, dans le cours des affaires humaines, un peuple découvre que les liens qui avaient assuré sa sécurité compromettent désormais sa liberté, lorsqu’il devient nécessaire de reprendre les droits qu’aucune génération ne peut aliéner sans trahir celles qui la suivront, alors le respect dû au jugement du monde lui commande d’exposer les raisons de sa résolution.

Nous tenons pour incontestable qu’il n’est point de liberté sans souveraineté, qu’il n’est point de souveraineté sans indépendance, et qu’aucune nation ne peut prétendre gouverner son destin lorsqu’elle remet à une autre la garde de sa sécurité, les instruments de sa prospérité, les clefs de son savoir, les ressorts de sa monnaie ou les fondements de sa puissance.

Les peuples d’Europe n’oublient rien.
Ils n’oublient pas que l’Amérique fut jadis l’enfant de l’Europe.
Ils n’oublient pas que l’Europe, déchirée par deux guerres, trouva dans le peuple américain un allié fidèle et généreux.
Ils n’oublient ni les plages de Normandie, ni le pont aérien de Berlin, ni les longues années durant lesquelles une alliance commune protégea les nations libres.

Mais les bienfaits du passé ne sauraient abolir les devoirs du présent.
L’amitié n’autorise pas la dépendance.
La gratitude n’impose pas la résignation.
Une alliance cesse d’être juste lorsqu’elle dispense l’un d’agir et oblige l’autre à décider.

Depuis trop longtemps, l’Europe s’est accoutumée à remettre à d’autres ce qu’aucun peuple libre ne devrait déléguer.
Elle a remis sa défense à une volonté étrangère.
Elle a remis ses technologies à des puissances étrangères.
Elle a remis ses données à des intérêts étrangers.
Elle a remis ses marchés à des règles qu’elle n’avait pas écrites.
Elle a remis ses industries à ceux qui promettaient de produire à moindre coût.
Elle a remis ses innovations à ceux qui savaient mieux les financer.
Elle a remis son imagination à ceux qui possédaient les plateformes.
Elle a remis sa confiance à ceux qui poursuivaient naturellement leurs propres intérêts.

À chaque abandon, elle espérait acheter un peu plus de prospérité.
À chaque abandon, elle cédait une part de sa liberté.

Ainsi les peuples libres deviennent peu à peu des peuples dépendants, non par conquête, mais par habitude ; non sous la contrainte, mais par commodité ; non par défaite, mais par renoncement.

Nous n’accusons pas l’Amérique.
Une grande nation agit conformément à ses intérêts ; c’est son droit, et parfois son devoir.
Nous accusons notre propre faiblesse.
Nous accusons cette illusion selon laquelle la puissance des autres pouvait durablement tenir lieu de la nôtre.

Nous accusons cette paresse des esprits qui préfère acheter plutôt que créer, emprunter plutôt qu’inventer, suivre plutôt qu’entreprendre.

Car nul peuple n’a jamais conservé sa liberté en abandonnant les instruments de sa puissance.
Nul peuple n’a jamais préservé son indépendance en renonçant à produire ce qui assure sa sécurité.
Nul peuple n’a jamais transmis sa grandeur en vivant des inventions, des capitaux et de la volonté d’autrui.

Le temps des tutelles est achevé.
Le temps des prétextes est achevé.
Le temps des renoncements est achevé.
Que l’Europe retrouve le goût de produire.

Qu’elle retrouve le goût d’inventer.
Qu’elle retrouve le goût de se défendre.
Qu’elle retrouve le goût du risque.
Qu’elle retrouve le goût de la puissance, non pour dominer les autres peuples, mais pour n’être dominée par aucun.

Nous ne voulons rompre aucune amitié.
Nous voulons rendre toutes les amitiés plus solides, parce qu’elles reposeront désormais sur le
respect mutuel.
Nous ne tendons la main ni en suppliants ni en rivaux.
Nous la tendons en égaux.

Nous déclarons donc que les nations d’Europe ont le droit, le devoir et désormais la volonté d’exercer pleinement leur souveraineté ; de protéger leurs frontières, leurs monnaies, leurs industries, leurs sciences, leurs technologies, leurs données et leur avenir ; de conclure des alliances librement consenties et non imposées par la nécessité ; et d’assumer enfin toutes les responsabilités qui incombent à des peuples véritablement libres.

Et pour soutenir cette Déclaration, avec une confiance inébranlable dans le génie de notre civilisation, dans la force de nos institutions démocratiques et dans la volonté des générations qui viennent, nous engageons non seulement notre parole, mais notre détermination.

Car les peuples qui renoncent à leur puissance finissent par perdre leur liberté ; mais les peuples qui retrouvent le courage d’être souverains retrouvent aussi le droit d’écrire leur propre histoire

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