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Kaléidoscope cauchemardesque de la Covid-19

Le personnel hospitalier est épuisé physiquement et nerveusement, les antivax ne relâchent pas la pression, les parents sont furieux parce que, au vu de la situation sanitaire, certaines écoles n’assurent plus les cours en présentiel, les républicains bataillent autant qu’ils peuvent pour contrer les mesures prises par l’administration Biden d’obligation de se faire vacciner, le système de santé en général et les hôpitaux de certains états sont au bord du collapsus en se remplissant de gens qui ne sont pas fait vacciner[1], telle est la situation désespérante que continue de se déployer aux Etats-Unis.

Et l’épidémie, qui approche les 800 000 morts[2], est repartie à la hausse dans cette 5e vague qui déferle depuis la fin novembre alors que le variant Omicron approche. Quelle est la réponse à cette récente flambée ? Le rythme de vaccination s’est effondré (contrairement à la France où il est assez rapidement reparti à la hausse dans l’administration de la 3e dose). Il est deux fois inférieur à celui de la France.

Le cheminement mental décrit par Rob Davidson, responsable d’un service d’urgence d’un hôpital rural dans l’Ouest du Michigan est tout à fait représentatif (I’m an E.R. Doctor in Michigan, Where Unvaccinated People Are Filling Hospital Beds). Il rapporte le cas d’un patient testé positif atteint d’une forte fièvre et ayant beaucoup de difficultés à respirer qui déclare lorsqu’on lui demande s’il a été vacciné : « je n’accepte pas de me faire vacciner ». Dans l’état du Michigan, 9 hôpitaux sont remplis à 100 % et 20 autres sont au-dessus de 90 % de leur capacité. Et il constate le fait suivant qui a déjà été rapporté de nombreuses fois : la très grande majorité des patients qui entrent à l’hôpital ne sont pas vaccinés (98 % des cas graves). Et l’état du Michigan est 9 points en-dessous du niveau national de la vaccination.

Clairement, comme beaucoup de médecins, Rod Davidson est passé d’un sentiment de compréhension, puis d’incrédulité, à celui d’exaspération. « Their choice to not get vaccinated is not personal. It forces patients with ruptured appendixes and broken bones to wait for hours in my emergency department; it postpones surgeries for countless other people and burns out doctors and nurses ».

Dans un éditorial récent dans le Washington Post, Charles Blow traduit ce sentiment général :

« So yes, I am furious at the unvaccinated, and I am not ashamed of disclosing that. I am no longer trying to understand them or educate them. Barriers to access have fallen. The only reason for remaining unvaccinated that I now accept is from people who have medical conditions that prevent it. All others have a choice to either be part of the solution or part of the problem. The unvaccinated are choosing to be part of the problem ».

Et ce qui n’est pas très rassurant, le monde ne semble pas avoir appris de la présente épidémie et il n’est pas prêts pour la prochaine.

______________
[1]
On ne parlera pas des patients, comme celui de l’hôpital de Garches qui affirment être vaccinés en présentant un faux pass sanitaire, décèdent parce que le traitement administré n’a pas été adapté et dont le conjoint entend attaquer en justice le fournisseur du dit pass.

[2] Il y a eu plus de morts en 2021 qu’en 2020 affirment les antivax et les républicains comme preuve que le vaccin n’est pas la solution.

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