What man that you have heard or read about, living today in any part of the world, do you admire most? And who is your second choice? Telle est la…
28
« Cette campagne électorale est particulière et s’inscrit dans un cadre politique très polarisé et une situation économique extrêmement difficile », introduit Norman Ornstein qui est en passe de publier un livre dont le titre ne donne pas beaucoup de place pour l’espoir : It is even Worth than you think. « Nous vivons actuellement un des plus importants dysfonctionnements depuis 40 ans », poursuit-il montrant ainsi la singularité de la période actuelle.
Norman Ornstein expose la difficulté côté républicain à faire émerger un leader en raison de la piètre qualité des candidats dans leur ensemble. A chaque fois qu’un des prétendants républicains est sorti du lot, il est retombé aussi rapidement qu’un soufflet sorti du four. A la décharge des candidats, le nombre des débats - une quinzaine à ce jour - augmente le risque de dérapage ou de manque de maîtrise ou de connaissances des dossiers. On se souvient de la réponse de Rick Perry souhaitant supprimer trois Ministères ou Agences publiques sans être capable de citer le troisième. On peut en rire. Beau joueur, le gouverneur du Texas n’a d’ailleurs pas manqué de se moquer de lui-même. Beaucoup moins drôle était l’affirmation de Michele Bachman selon laquelle l’inoculation d’un vaccin contre le papillomavirus était responsable de retard mental chez certains sujets. Le rigide formatage des débats permet juste aux candidats de répéter quelques professions de foi et d’ânonner des affirmations souvent approximatives, voire totalement fausses.
nt-ils élus, les Représentants pensent à leur réélection (Rappelons la Chambre des Représentants est renouvelable tous les deux ans) et aux moyens de la financer et partent donc à la collecte de fonds. Sur leur chemin, ils rencontrent les très nombreux et puissants lobbyistes. De telle sorte que le fonctionnement de la démocratie est très loin du souhaitable.
Professeur de droit de renom, Lawrence Lessig avait publié un article dans le magazine liberal The Nation (How to Get Our Democracy Back If You Want Change, You Have to Change Congress) très pessimiste et plutôt déprimant pour ceux qui croient à réalité et à la profondeur de la démocratie américaine (Le Congres, ressort cassé de la démocratie américaine ?). Il y a un peu plus de deux ans, le professeur de droit travaille sur ces questions en tant que directeur du Edmond J. Safra Center for Ethics à Harvard. Et il vient de publier un livre au titre est éloquent (Republic, Lost: How Money Corrupts Congress--and a Plan to Stop It). Un travail de long haleine qui méritait bien un peu de médiatisation. Jon Stewart s'en est chargé en l'invitant au Daily Show.