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Midterms J-16 : Motivation et engagement côté démocrate

Les électeurs démocrates sont beaucoup plus motivés que leurs homologies républicains. Et l’avantage à ce jour (on ne voit pas bien ce qui pourrait changer d’ici les élections) est clairement aux démocrates. Il faut dire que Donald Trump semble tout faire dans ce sens. La guerre en Iran ? Un petit prix à payer pour un grand bénéfice. Les prix élevées : pas besoin d’acheter trente poupées à Noël à ses enfants ? Les rafles : On ne fait pas d’omelette sans casser les oeufs, tant pis pour les bavures. Les data centers constituent une menace : ceux qui n’en veulent n’ont rien compris. Et on pourrait continuer la liste. Et malgré une cote de popularité qui n’a jamais été aussi basse (30%) avant un élection de mi-mandat, ce président demande aux électeurs de faire comme si c’était lui qui était présent sur le bulletin de vote. La plupart des électeurs (63%) considèrent Trump comme un facteur dans leur vote pour le Congrès, avec beaucoup plus de réflexion sur leur choix comme un vote contre le président (44%) que pour lui (19%). A la même date lors de son premier mandat, son taux de popularité était de 38 %.

Son narcicisme et son égocentrisme l’empêche de s’effacer pour essayer de faire gagner son parti. La stratégie de Trump a toujours été moi et moi-même.

Peut-être pense-t-il que le résultat des élections n’a pas beaucoup d’importance puisque, s’il les perd, il les contestera.

Résultat : les démocrates sont en meilleure position que les républicains. Il possède un avantage générique de 8 points avec 44% de tous les électeurs inscrits affirmant qu’ils soutiendraient un démocrate pour la Chambre si les élections avaient lieu aujourd’hui et 36% préférant un républicain. Un autre 5% dit qu’ils choisiraient un candidat différent et 15% disent qu’ils ne sont pas sûrs.

Selon le Pew Research Center dans une note récente (With Americans in a Sour Mood, Democratic Voters Are More Engaged in Midterms), les candidats démocrates sont également soutenus par les niveaux d’engagement relativement élevés de leurs partisans et la motivation déclarée à voter par rapport à ceux qui soutiennent les candidats républicains.

Mais les démocrates ne devraient pas crier victoire trop vite car le moteur premier pour ce vote bleu est une opposition contre Donald Trump. Il leur faudra transformer cette pulsion négative en une adhésion position à leurs idées.

Quelles sont-elles ? Les majorités d’électeurs considèrent que l’avenir de la démocratie (73%) [Un thème que Kamala Harris avait mis en avant lors de sa campagne], des soins de santé (68%), de l’éducation (62%), de l’immigration (59%) et de la politique étrangère (57%) est important pour leur vote. Comme lors des élections précédentes, l’immigration est une question plus centrale pour les électeurs républicains (72% disent que c’est très important) que pour les électeurs démocrates (53%) – mais les électeurs démocrates y voient une question plus importante qu’elles ne l’ont fait il y a quatre ans.

Les deux thèmes qui plombent les républicains sont la guerre en Iran et les data centers. L’action militaire américaine en Iran reste profondément impopulaire. Un tiers des Américains approuvent la façon dont Trump gère le conflit – contre 37% en mars, peu de temps après son début. Environ les trois quarts des Américains (77%) s’attendent à ce que le conflit dure encore six mois ou plus.

La plupart des électeurs (61%) disent qu’ils n’aiment pas les élus qui soutiennent la construction de centres de données dans leur région (le phénomène NIMBY bien connu); seulement 8% comme celui-ci. Si le désamour est particulièrement répandu parmi les électeurs démocrates (75% d’aversion), à l’équilibre les électeurs républicains n’aiment pas non plus les dirigeants qui soutiennent les centres de données.

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