Aller au contenu Skip to footer

Retour sur le coup d’état en Iran en 1953

La réponse du président iranien Massoud Pezeshkian (letter to the American public) explique que l’Iran n’a jamais attaqué qui que ce soit, omettant de rappeler les actions terroristes menées pendant des décennies.

Mais il ne manque pas de rappeler le coup d’État fomenté les États-Unis et les Anglais.

Au début des années 1950, le Premier ministre iranien, Mohammad Mossadegh, un nationaliste laïque, décide de nationaliser l’industrie pétrolière. À l’époque, celle-ci est contrôlée par l’Anglo-Iranian Oil Company (l’ancêtre de BP). L’Angleterre est encore une grande puissance aux côtés des États-Unis..

Londres, furieuse de perdre ses revenus, impose un embargo maritime et tente d’isoler l’Iran économiquement. D’abord hésitants, les États-Unis finissent par céder aux arguments britanniques, craignant que l’instabilité ne pousse Mossadegh dans les bras de l’URSS.

En août 1953, la CIA (États-Unis) et le MI6 (Royaume-Uni) orchestrent la chute de Mossadegh en lançant une opération sur plusieurs fronts :

– Propagande : Achat de journaux et de politiciens pour discréditer Mossadegh.

– Chaos organisé : Financement de manifestations et recrutement d’agents provocateurs pour créer des émeutes de rue.

– L’armée : Le général Zahedi est choisi pour remplacer Mossadegh.

Après une première tentative ratée qui force le Shah (Mohammad Reza Pahlavi) à s’enfuir brièvement à Rome, une seconde vague de manifestations (appuyée par l’armée) réussit le 19 août 1953. Mossadegh est arrêté, jugé, puis assigné à résidence jusqu’à sa mort.

Le Shah prend le pouvoir absolu : Il passe d’un monarque constitutionnel à un autocrate soutenu par l’Occident. Cet événement est souvent cité comme la racine du sentiment anti-américain en Iran.

En supprimant l’opposition libérale et nationaliste de Mossadegh, le coup d’État a involontairement laissé le champ libre à l’opposition religieuse, menant à la chute du Shah 25 ans plus tard.

Ce n’est qu’en 2013 que la CIA a officiellement reconnu son rôle central dans l’organisation de ce coup d’État, confirmant des décennies de soupçons et de recherches historiques.

Le traitement par le New York Times est étonnant indiquant que les « royalistes ont viré Mossadegh » et que le Shah, présent à Rome, est revenu à Téhéran.

Le quotidien new-yorkais ne mentionnait aucunement l’implication du CIA et des services secrets anglais et se contente de relater les faits de manière presque extérieure.

”This is not an insurrection, explique le Shah cité par le NYT.Now we have a legal Governement. General Zahedi is Premier. I have appoined him” (Ninety-nine per cent of the population is for me. I kenw it all the time. Everyone who is not a Communist is favorale to my stand”

Les communistes ont bon dos.

Un événement provoqué par les États-Unis que l’histoire est peut-être en train de régurgiter.

Plus tard, le New York Times publiera une frise temporelle pour restituer le déroulement des événements.

Recevez les derniers articles directement dans votre boîte mail !

Un Jour en Amérique © 2026. Tous droits réservés. 
Consentement des cookies