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Retour sur le meurtre de Renée Good 

Le visionnage des différentes vidéos laisse place à aucune ambiguïté : l’agent ICE a tiré délibérément et volontairement, à trois reprises, sur Renée Good. A auncun moment sa vie n’a été en danger et invoquer la légitime défense est aussi absurde que d’affirmer que la Terre est plate.

Une faible majorité seulement d’Américains (53 %) jugent le tir de l’agent ICE non justfié. Mais cette appréciation se fracture sur le clivage partisan : 94 % des démocrates le jugent non justifié contre 11 % seulement de républicains. Le jugement sur l’usage de la force létale dépend presque entièrement de l’appartenance politique

Les chiffres clés du clivage (Sondage Quinnipiac)

PartiJugé “Non Justifié”Jugé “Justifié”
Démocrate94 %3 %
Républicain11 %77 %
Indépendant59 %24 %

(Sondage : Quinnipac)

Après ce tragique événement,le camp Trump-Vance-Noem a agi avec une rapidité stratégique. Moins d’une heure après l’événement, la ministre à la Sécurité intérieure Krisi Noem avait déjà une version toute prête des faits. Elle a recadré l’événement comme une question de “loi et d’ordre” et de protection des agents fédéraux et dépeint Renée Good comme une terroriste intérieure (Domestic Terrorist). Ce cadrage a transformé la vidéo de l’incident en un test de loyauté politique plutôt qu’en une preuve factuelle.

Le seul signe d’autonomie vis-à-vis des lignes de parti vient des indépendants. Avec 59 % d’entre eux estimant que le tir n’était pas justifié, il semble que la preuve vidéo parvienne encore à influencer ceux qui ne sont pas strictement alignés. Toutefois, cette majorité reste fragile et sujette aux futures campagnes de communication.

L’aspect le plus alarmant est que 82 % des sondés ont vu la vidéo. Dans une société unie, une preuve visuelle commune devrait mener à une convergence des opinions. Ici, elle produit l’effet inverse : les citoyens regardent les mêmes images mais y voient des réalités opposées (une agression injustifiée d’un côté, une réponse nécessaire à une menace de l’autre). Donald Trump avait bien mis en garde : ne croyez pas ce que vous voyez.

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