Les taux d’approbation de Trump chutent à un nouveau niveau plancher de 32 % selon un nouveau sondage Reuters/Ipsos. Ce sondage incluait la perte de soutien du président parmi les électeurs indépendants et les Latinos, qui l’avaient soutenu en 2024. Cette baisse pourrait s’avérer désastreuse pour le parti républicain un mois avant les élections de mi-mandat qui détermineront le contrôle du Congrès.
En fait, on pourrait plutôt se poser la question de savoir comment il est possible que, étant donné les circonstances, près de 1 Américain sur 3 soutient encore Donald Trump.
D’abord, en raison des conséquences de la politique mise en œuvre depuis son retour à la Maison-Blanche : DOGE, tariffs, guerre en Iran, ICE, poursuites politiques d’opposants, menaces sur les prochaines élections pour n’en citer que quelques-unes. Les conséquences sur la vie quotidienne des Américains sont criantes ; la vie chère et l’inflation, un sentiment d’insécurité chez certaines minorités et une polarisation extrême.
Ensuite en raison des propos plus extravagants et incohérents tenus lors des meetings de soutien aux candidats républicains et même dans des interviews plus policées comme celle accordée à Time Magazine qui en a publié une version « légèrement corrigée ».
Pour la campagne des élections de mi-mandat de 2026, Donald Trump est de nouveau sur le devant de la scène dans les rassemblements républicains. Ci-dessous une sélection de ses déclarations controversées, décalées ou factuellement erronées prononcées récemment.
Quelques exemples
Sur le vote et la fraude électorale
« We want honesty in our elections… so you gotta cheat like hell, like they do! »
Discours devant les militants lors de la convention républicaine pour les midterms 2026.La menace religieuse pour inciter au vote :
« You know what happens if you don’t vote? You go to hell. You know that, okay? You go to hell. »
Discours d’ouverture de la campagne des midterms devant ses partisans.Incohérences et chiffres extravagants
« We’re gonna get you $5,000, so that’s it. Very simple. »
Rally à Gastonia (Caroline du Nord), où il a promis un paiement direct de 5 000 $ à chaque citoyen américain s’il conservait la majorité au Congrès.La réécriture de l’histoire électorale :
« We won the presidency three times. »
Discours de la convention des midterms, réaffirmant sans fondement sa victoire à l’élection de 2020.Des chiffres d’immigration irréalistes :
« We had 25 million people come in through the southern border… After I took office, zero people came in. »
Allocution de campagne de soutien, déformant largement les données statistiques officielles de la police aux frontières.Déclarations géopolitiques et militaires exagérées
« Their Navy’s gone. Their Air Force is gone… We took out the nuclear capacity. »
Propos tenus en meeting au sujet des frappes américaines dans le golfe Persique et en Iran, décrits de manière totalement disproportionnée par rapport aux bilans militaires réels.
32 % c’est le niveau de popularité jamais enregistré depuis les années 60. Sachant que le lien entre niveau de popularité et résultats aux élections de mi-mandat n’est pas automatique. Pour preuve, avec 37 %, George Bush a accusé une lourde défaite, mais Gerald Ford aussi alors que son taux de popularité était de 53 %.

Selon un autre sondage NBC News/Telemundo publié dimanche, 59 % des électeurs latinos préfèrent un Congrès contrôlé par les démocrates, soit le double du nombre qui soutenait le parti il y a deux ans. Selon ce sondage, seulement 24 % des Américains d’origine hispano-américaine approuvent la performance de Trump.
Donald Trump a passé les derniers jours à faire campagne à travers le pays pour des candidats républicains, malgré même la perte de soutien des États conservateurs. Certains républicains ont également commencé à prendre leurs distances avec le président sur des questions comme l’immigration, cherchant à conserver le soutien local.
Il essaye de convaincre les électeurs que c’est lui qui est sur les bulletins de vote ce qui ne plaît guère aux intéressés qui aimeraient bien ne plus être collés à son image, de plus en plus négative.
Ces éléments sont à mettre en regard d’une interview de la psychiatre Bandy Lee dans l’émission « The Weekend Show » pour analyser l’état mental de Donald Trump et le comportement des électeurs républicains désorientés à l’occasion des élections de mi-mandat.
Elle décortique également son interview aberrante dans le magazine Time, révélant l’obsession de Trump pour sa propre couverture médiatique, malgré ses agressions régulières et l’interdiction d’accès à la Maison-Blanche faite aux journalistes.
La psychiatre, qui a publié déjà plusieurs ouvrages attestant de l’état mental de Donald Trump, explique que le moment est peut-être venu pour un changement dans les esprits. Au début du premier mandat, elle raconte qu’elle pouvait converser avec les républicains pro-Trump. Puis, ils se sont fermés et n’ont pas tardé à faire montre d’un ostracisme extrême, n’hésitant pas à la qualifier de traîtresse, d’agent Chinoise… Aujourd’hui, l’évolution est-elle, qu’il est possible que la période soit propice à ce changement.