Les Américains sont de plus en plus critiques envers Israël et Benyamin Netanyahu. Selon un récent sondage du Pew Research Center mené fin mars 2026, l’opinion publique américaine exprime un désenchantement croissant à l’égard d’Israël et de son Premier ministre, Benyamin Netanyahu. Cette tendance s’inscrit dans un contexte marqué par l’engagement militaire des États-Unis et d’Israël en Iran.
Pour la première fois, une nette majorité d’adultes américains (60 %) affiche une opinion défavorable d’Israël, en augmentation aux 53 % l’année dernière. Ce sentiment d’hostilité a presque doublé depuis 2022. De plus, 59 % des sondés affirment avoir peu ou pas du tout confiance en Benyamin Netanyahu pour mener les affaires mondiales.
Le sondage révèle des fractures profondes au sein de la population :
L’impopularité d’Israël atteint des sommets avec 80 % d’opinions défavorables chez les démocrates. Environ la moitié des partisans démocrates n’ont “aucune confiance du tout” en Netanyahu.
Si la majorité des républicains (58 %) conserve une vue positive d’Israël, on observe une cassure générationnelle. Pour la première fois, une majorité de républicains de moins de 50 ans (57 %) exprime une opinion défavorable du pays.

En matière de relations américano-israéliennes, 55 % des Américains ne font pas confiance à l’ancien président pour prendre les bonnes décisions. Toutefois, il conserve le soutien de 73 % des républicains sur ce dossier spécifique.
Points de vue en fonction des croyances
| Groupe religieux | Opinion favorable d’Israël | Confiance en Netanyahu |
| Juifs américains | 64 % | 44 % (56 % de défiance) |
| Protestants évangéliques blancs | 65 % | 52 % |
| Musulmans américains | 4 % | 9 % (91 % de défiance) |
| Sans religion | 22 % | Non précisé |
Bien que le conflit entre Israël et le Hamas reste une préoccupation majeure pour 53 % des Américains, il semble désormais éclipsé par l’engagement militaire des États-Unis contre l’Iran.

En effet, 77 % des adultes américains considèrent l’action militaire en Iran comme personnellement importante, contre 53 % pour le conflit à Gaza. Chez les évangéliques blancs, cet écart est encore plus marqué : 86 % se sentent concernés par la campagne contre l’Iran, tandis que 65 % privilégient le conflit Israël-Hamas.