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La déposition accablante de Jack Smith

Jack Smith est un procureur fédéral américain nommé en novembre 2022 procureur spécial par le département de la Justice afin de superviser deux enquêtes majeures concernant Donald Trump. La première porte sur les tentatives de remise en cause du résultat de l’élection présidentielle de 2020 et sur les événements ayant conduit à l’attaque du Capitole le 6 janvier 2021 ; la seconde concerne la conservation et la dissimulation de documents classifiés après la fin de son mandat. La déposition de Jack Smith devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants intervient dans un contexte institutionnel sensible, alors que les procédures engagées n’ont pas été examinées sur le fond par un jury. Son témoignage vise à expliciter la logique de l’accusation et la nature des responsabilités mises en cause dans la séquence politique et judiciaire ouverte après le 6 janvier. La très gênante transcription de la déposition a été judicieusement mis en ligne le 31 décembre afin que personne n’y prête attention.

L’audition intégrale de Jack Smith

L’un des aspects les plus dévastateurs de la déposition de Jack Smith devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants ne tient pas tant à la sévérité de ses conclusions qu’à la nature même des témoins sur lesquels repose son accusation. Contrairement à la rhétorique martelée depuis des années par Donald Trump, selon laquelle les poursuites dont il fait l’objet seraient l’œuvre d’ennemis politiques, le procureur spécial a insisté sous serment sur un fait central : son dossier repose largement sur des républicains, des alliés politiques de Trump et des responsables institutionnels ayant voté pour lui.

Ce point est crucial, car il désamorce l’argument de la « chasse aux sorcières » partisane. Jack Smith l’a affirmé sans détour : les témoins clés de l’accusation ne sont ni des démocrates militants ni des figures hostiles à Trump, mais des acteurs issus de son propre camp, placés au cœur du processus constitutionnel et électoral de 2020. Leur crédibilité tient précisément à ce qu’ils avaient, politiquement, tout intérêt à soutenir le président sortant — et qu’ils ont pourtant refusé de franchir certaines lignes.

En Arizona, le procureur spécial cite le Speaker républicain de la Chambre des représentants de l’État, Rusty Bowers. Électeur et soutien assumé de Donald Trump, Bowers a relaté avoir subi des pressions directes pour intervenir dans le processus de certification et violer la Constitution de son État. Il a refusé, non par hostilité politique, mais parce qu’il considérait ces demandes comme manifestement illégales. Son témoignage, déjà public lors des auditions de la commission du 6 janvier, est présenté par Smith comme emblématique : un responsable conservateur, loyal à Trump, qui s’arrête au seuil de l’illégalité.

Le même schéma apparaît dans le Michigan. Jack Smith évoque le Speaker républicain de la Chambre de cet État, Lee Chatfield, allié politique de Trump et acteur central de la majorité républicaine locale en 2020. Là encore, les pressions exercées visaient à remettre en cause un résultat électoral légalement certifié. Et là encore, la réponse fut négative. Ce refus, venant d’un responsable partisan, constitue pour l’accusation un élément déterminant : Trump ne s’est pas heurté à des opposants idéologiques, mais à des gardiens républicains de la légalité institutionnelle.

Plus significatif encore est le cas d’un grand électeur républicain de Pennsylvanie, ancien membre du Congrès, désigné pour voter pour Donald Trump au sein du collège électoral. Selon Jack Smith, ce témoin a qualifié les manœuvres post-électorales de tentative illégale de renversement de l’ordre constitutionnel. Ce jugement n’émane pas d’un juriste extérieur ou d’un éditorialiste critique, mais d’un acteur directement impliqué dans la mécanique électorale et engagé initialement en faveur de Trump.

À ces figures s’ajoutent d’autres responsables républicains et collaborateurs de l’administration Trump, que Smith décrit comme des témoins centraux de l’instruction. Tous ont affirmé que Donald Trump avait été explicitement informé, à de multiples reprises, de l’inexistence de fraude électorale massive susceptible d’inverser le résultat de 2020. Et tous ont constaté qu’il rejetait systématiquement ces informations dès lors qu’elles entraient en contradiction avec son objectif : rester au pouvoir.

C’est là que se noue le cœur de l’accusation. Pour Jack Smith, la question n’est pas celle d’une opinion erronée ou d’une contestation politique agressive, mais celle d’une stratégie consciente. Trump, selon lui, ne s’est pas contenté de croire à une fraude ; il a choisi de s’appuyer sur des affirmations qu’il savait fausses pour cibler des institutions légales et tenter d’en bloquer le fonctionnement. Le fait que cette conclusion repose sur des témoignages internes au camp républicain lui confère une force particulière.

« Notre dossier reposait sur des républicains qui ont placé leur loyauté envers la Constitution au-dessus de leur loyauté partisane », a résumé Jack Smith sous serment. Cette phrase condense l’enjeu politique et historique de l’affaire. Elle suggère que la fracture la plus profonde révélée par les événements de 2020 ne passe pas entre démocrates et républicains, mais entre ceux qui acceptent les règles constitutionnelles — même au prix d’une défaite — et ceux qui sont prêts à les contourner pour conserver le pouvoir.

En ce sens, les « preuves internes » évoquées par Jack Smith ne sont pas un simple élément de dossier : elles constituent une réfutation frontale du récit trumpiste. Ce ne sont pas des adversaires extérieurs qui accusent Donald Trump, mais des alliés qui, confrontés à la demande de transgresser la loi, ont dit non. Et c’est précisément ce refus, venu de l’intérieur, qui rend l’accusation si difficile à balayer d’un revers de main.

La Maison-Blanche réécrit l’histoire

En parallèle à cette audition accablante, Donald Trump poursuit sa révision de l’histoire comme au meilleur du Stalinisme où le maître du Kremlin modifiait des photos à sa guise en faisant disparaître des photos officielles des dignitaires du régime tombés en disgrâce. Il vient de faire publier plusieurs textes qui constituent un modèle du genre accompagné d’une photo des membres de la Commission du 6 janvier surplombé par Nancy Pelosi. Ce texte vise à expliquer les raisons qui ont conduit à accorder le pardon présidentiel à quelque 1600 participants à l’assaut du Capitole, y compris ceux qui ont attaqué des policiers.

“President Trump took decisive action to pardon January 6 defendants who were unfairly targeted, overcharged, and used as political examples. They were not protected by the leaders who failed them. They were punished to cover incompetence.

On his first day back in office, January 20, 2025, President Trump issued sweeping blanket pardons and commutations for nearly 1,600 patriotic Americans prosecuted for their presence at the Capitol—many mere trespassers or peaceful protesters treated as insurrectionists by a weaponized Biden DOJ. He fully pardoned most, commuted sentences, and ordered immediate release of those still imprisoned, ending years of harsh solitary confinement, denied due process, and family separation for exercising their First Amendment rights.

Thousands of Americans paid the price for political failures they did not create.

Since January 6, 2021, Nancy Pelosi spent over 3 years and nearly $20 million in taxpayer funds on her partisan Select Committee, producing a scripted TV spectacle to fabricate an “insurrection” narrative and pin all blame on President Trump.

Video and audio recordings, including unaired HBO footage from her own daughter, show Nancy Pelosi repeatedly acknowledging responsibility for the catastrophic security failures—admitting “We have totally failed” and “I take full responsibility” for not having the National Guard pre-deployed, despite intelligence warnings and President Trump’s offers of troops that were ignored under her leadership as Speaker.

The Democrats masterfully reversed reality after January 6, branding peaceful patriotic protesters as “insurrectionists” and framing the event as a violent coup attempt orchestrated by Trump—despite no evidence of armed rebellion or intent to overthrow the government. In truth, it was the Democrats who staged the real insurrection by certifying a fraud-ridden election, ignoring widespread irregularities, and weaponizing federal agencies to hunt down dissenters, all while Pelosi’s own security lapses invited the chaos they later exploited to seize and consolidate power. This gaslighting narrative allowed them to persecute innocent Americans, silence opposition, and distract from their own role in undermining democracy”.

With his triumphant return to the White House, President Trump wasted no time righting one of the darkest wrongs in modern American history. On Inauguration Day 2025, he issued sweeping pardons and commutations for the vast majority of January 6 defendants—patriotic citizens who had been viciously overcharged, denied due process, and held as political hostages by a vengeful regime.

These Americans, many guilty of nothing more than peacefully protesting a disputed election, were finally freed from years of cruel imprisonment, restored to their families, and exonerated. In one bold stroke, Trump ended the nightmare of weaponized justice and delivered long-overdue vindication to those betrayed by the very leaders sworn to protect them.

Unfortunately, these nine beautiful and courageous souls lost their lives—four on January 6 itself and five by their own hand while enduring merciless persecution—for the simple act of peacefully walking through the Capitol to protest a stolen election.

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