Il y a l’élection partielle dans le Texas (District 9 dans le comté de Tarrant) pour le Sénat de l’état du Texas. Le démocrate Taylor Rehmet a créé la surprise en remportant l’élection partielle pour le district 9 du Sénat du Texas (comté de Tarrant), un bastion traditionnellement républicain. Il a battu la candidate républicaine Leigh Wambsganss avec 57 % des voix contre 43 %.
L’élection visait à remplacer Kelly Hancock, démissionnaire. Le mandat actuel se termine fin décembre 2026. Le Comité National Démocrate (DNC) voit en cette victoire un “avertissement” pour les républicains à l’échelle nationale, tandis que Leigh Wambsganss attribue sa défaite à un manque de mobilisation de sa base. On se réconforte comme on peut. Sachant que les républicains contrôlaient ce siège depuis 1990.

Cette élection n’était qu’un avant-goût ; les deux candidats s’affronteront à nouveau en novembre 2026 pour un mandat complet de quatre ans.
Le plus spectaculaire dans cette élection, c’est que Donald Trump avait gagné ce district avec un avantage de 17 points face à Kamala Harris. Indépendamment de la qualité des candidats respectifs aux deux élections et du fait que l’on compare une élection nationale et une élection locale, cela fait donc un glissement de 32 points en faveur des démocrates.
Depuis que Donald Trump est entré à la Maison-Blanche, il y a un peu plus d’un an, les démocrates ont gagné 8 sièges tenus par des républicains dans des élections partielles.

Cette élection fait suite à celle de Christian Menefee au Sénat des États-Unis dans le 18e district du Texas face à la républicaine Amanda Edwards. Une victoire qui réduit encore un peu la majorité des républicains à la Chambre des républicains : 218-214 réduisant un peu plus les marges de manœuvre du GOP.
Ces élections partielles confirment ce que vient de révéler une enquête du Pew Research Center selon laquelle les électeurs montrent de plus en plus de scepticisme vis-à-vis de l’Exécutif en place un an après le début de son mandat,
Donald Trump voit sa relation avec l’opinion publique américaine se fragiliser davantage. Déjà minoritaire, sa cote de confiance continue de reculer, tandis que le soutien à ses politiques s’effrite — y compris au sein de son propre camp.
Le chiffre est désormais bien installé : 37% d’opinions favorables contre 40% à l’automne. Plus révélateur encore, une majorité relative des personnes interrogées (50%) estime que l’action de l’administration Trump a été pire que ce qu’elles anticipaient, contre seulement 21% qui la jugent meilleure. Le désenchantement ne relève donc plus seulement de l’opposition démocrate : il touche le cœur même de l’électorat présidentiel.

Le recul le plus marquant concerne l’adhésion aux politiques menées par le président. Seuls 27% des Américains déclarent aujourd’hui soutenir toutes ou la plupart des orientations de Donald Trump, contre 35% un an plus tôt. Ce décrochage est entièrement imputable aux républicains : parmi eux, le soutien passe de 67% à 56%.
Chez les démocrates, l’opposition reste massive et stable : 87% n’adhèrent qu’à peu ou aucune des politiques présidentielles. Mais c’est bien la lassitude croissante de l’électorat conservateur qui constitue le signal politique fort de l’enquête.


Au-delà des politiques publiques, l’enquête dresse un tableau sévère des qualités présidentielles attribuées à Donald Trump. Sur six critères clés — leadership, forme mentale et physique, respect des valeurs démocratiques, choix des conseillers et éthique — les réponses négatives dominent nettement.
Le point le plus critique concerne l’éthique : seuls 21% des sondés se disent confiants dans la capacité de Trump à agir de manière éthique dans l’exercice du pouvoir, tandis que 60% expriment peu ou pas de confiance. Le respect des valeurs démocratiques et la qualité des conseillers présidentiels n’obtiennent guère de meilleurs scores, plafonnant chacun à 25% de confiance élevée.
Fait notable, la baisse de confiance est particulièrement marquée chez les républicains, y compris sur des sujets traditionnellement moins clivants comme la compétence ou la forme mentale du président. Sur l’ensemble des critères, la tendance est à l’érosion.
Enfin, près d’un Américain sur deux (47%) estime désormais que Donald Trump sera un président inefficace à long terme, soit une hausse de 14 points en un an. Là encore, la dynamique est portée principalement par les démocrates, tandis qu’une majorité de républicains continue de croire à un succès final du président.