Dès 1963, les États-Unis ont décidé de cesser les livraisons d’armes à l’Afrique du Sud. Comme l’expliquait à cette occasion, le journal Le Monde. « Les Africains ont remporté vendredi devant le Conseil de sécurité des Nations unies un nouveau succès dans l’offensive qu’ils ont lancée contre l’Afrique du Sud. M. Stevenson a, en effet, annoncé que les États-Unis étaient décidés à mettre fin à toute fourniture d’armes et d’équipements militaires au régime de Pretoria d’ici la fin de l’année. En dépit de certaines réserves formulées par M. Stevenson, les États-Unis se réservent le droit de revenir sur cette décision ” si les intérêts du monde libre l’exigeaient “) ; cet embargo total promis par les États-Unis constitue un nouveau gage de bonne volonté de Washington envers les États africains. Le ton de l’intervention du chef de la délégation américaine est lui aussi significatif, ainsi que la condamnation, sans ambiguïté, du régime d'” apartheid ” qui légalise la ségrégation raciale au pays des Afrikanders ».
Le durcissement significatif des sanctions américaines survient en 1986 avec l’adoption par le Congrès du Comprehensive Anti-Apartheid Act (CAAA). Cette loi, votée malgré le veto du président Ronald Reagan, interdit notamment les nouveaux investissements, le commerce et les voyages économiques ou militaires entre US et Afrique du Sud.
Les principales sanctions imposées par le CAAA sont partiellement levées en juillet 1991, lorsque George H. W. Bush (alors président) juge que Pretoria a accompli des progrès suffisants vers la fin de l’apartheid). Le processus se termine officiellement en novembre 1993, lorsque les « derniers vestiges » de la loi sont abrogés. L’apartheid lui-même est aboli officiellement en 1991, mais la transition vers démocratie multiraciale culmine avec les premières élections libres de 1994.
Aujourd’hui, Donald Trump explique que les États-Unis n’ont pas participé au G20 parce que la réunion du G20 à cause de la situation d’Apartheid qui existe en Afrique du Sud, mais ici, les citoyens de seconde zone ne sont plus les Sud-Africains noirs, mais bien les descendants des colons hollandais, français et allemands. Il va même jusqu’à parler de génocide.
En mesure de rétorsion, il n’invitera pas l’Afrique du Sud au prochain G20 qui doit se tenir à Miami.